2016-05-14 08.52.14

Valencia – Port abandonné

Week-end à Valencia, le second de l’année… Quasiment dix ans après mon premier passage pour suivre l’America’s Cup, c’était une nouvelle occasion de voir que la ville se transforme en musée moderne qui attire des touristes, mais où les locaux s’habituent à marcher sur des vestiges récents.

Maire entre 1991 et 2015, Rita Barberá a eu une vision pour sa ville. À l’ombre de l’envahissante Barcelone, elle a choisi d’inscrire Valencia dans l’avenir. Au milieu de quartiers en décrépitude, elle fait raser des milliers de mètres carrés pour donner naissance à la Cité des Arts et des Sciences dont les différents bâtiments sont inaugurés entre 1998 et 2009. Les photos des palais font le tour du monde et transforment le premier port du pays en un lieu de tourisme.

Dans la même veine, Madame Rita dépense des dizaines de millions d’euros pour permettre à Alinghi d’organiser l’America’s Cup face à la ville. Une partie du port est totalement réaménagée pour l’extraordinaire 32e édition et la fâcheuse 33e rencontre… Perdue par les Suisses, l’Aiguière d’Argent part vers San Francisco. Entre temps, la maire invite Bernie Ecclestone et signe quatre Grands Prix de F1 entre 2008 et 2014.

Mais la belle histoire se termine. L’Hôtel de Ville est perdu par la majorité. Rita Barberá claque la porte. Larry Ellison et Bernie Ecclestone oublient la région. Et si le nouveau maire entretient la Cité des Arts et des Sciences, le port de plaisance n’est plus que l’ombre de lui-même. Un bateau de l’America’s Cup pourri en cale sèche et la grille de départ du circuit sert de parking sauvage.

Aujourd’hui, quelques coureurs profitent de ces grandes étendues d’asphalte pour allonger la foulée. Une crêve-coeur pour un lieu qui a accueilli tant de grands événements mondiaux.

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